pour l'instant interessons nous à la directive Bolkenstein. Mise sur le banc des accusés par les partisans du "non" au référendum sur la constitution européenne, et par leurs opposants par souci de ne pas y voir un espace de communication leur échapper, la directive Bolkenstein semble pourtant plus innofensive que ce qu'on nous en dit. Ainsi, même si elle introduit le "principe du pays d'origine" pour les services, elle ne devrait pas permettre l"dumping social" dont on nous parle tant puisqu'il est par ailleurs acquis que les minima sociaux et les conventions collectives devront être appliquées. Pas question donc de pays des travailleurs polonais, en allemagne, au tarif polonais. Seuls quelques pays, comme la Suède pour laquelle il n'existe pas de smic, pourraient avoir des difficultés.
De plus, la directive ne touche pas les services publics. Or on nous parle de sauvegarde de nos services publics. Pour moi, il s'agit simplement de politque politicienne, les voyous de la politique se battent avec le petit bout de flou qu'ils ont trouvé, alors qu'il est simple de répondre à leurs grands cris : c'est de la politique de la peur "on va nous supprimer nos services publics !", "on va perdre nos acquis sociaux", sans finalement étayé un tant soit peu l'argumentaire.
Pour appuyer mon propos, l'édito du monde, et l'avis de ce jeune mélomane, qui se pose la question un peu avant les journalistes. En trois points, 1, 2, 3.
Mais aussi : la codécision pour les nuls, et un autre avis, plus partisan encore en faveur de la directive, sur un autre blog.
alez, j'ai lancé un troll, n'hésitez pas à répondre